Il est l'heure de lire...

 

Le monde de Betty

Chronique

Un baiser et tout chavire.
Savoureuse gourmandise...

Cartolina

lespetiteshistoiresdebetty

 

Il était une fois, le p'tit grain de folie de Betty
mi-ange, mi-démon.

 

  
Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /2009 00:06

Bonjour aujourd’hui.

Dis, tu veux bien me foutre une paix royale afin que je puisse sabrer sur les coups de minuit, la bouteille de bulles qui me fait de l’œil depuis quelques jours ?

Allez dis oui aujourd’hui, je l’aime tant. J’aime quand ses bulles me laissent tout plein de papillons dans la tête et la sensation d’être ivre de bonheur avant l’heure. Ben oui, ce n’est pas encore le moment pour faire des vœux sous le gui.

Oui, aujourd'hui a dit oui...

Chouette ! Trop bien, trop trop bien !  

Ces bulles vont me faire le plus grand bien après mes dernières journées de galère. Un cambriolage sauvage, un nettoyage chiant et bonus de cette aventure, une bien belle gamelle et un genou amoché. J’ai bien cru devoir prononcer le non fatidique à cet Homme qui, pour l’occasion, s’est empressé de réserver tous les tickets de mon carnet de bal. Un tango endiablé sur les coups de minuit, ça c’est le pied intégral. Le pied ? Pas sûr ! Depuis ma soirée dressing, j’ai tellement bien rangé et à l’ouest total par une semaine dès plus chiante (chiante je confirme et signe), que je ne sais plus où j’ai pu mettre mes talons compensés et je me vois mal en bottes pour suivre le tempo. Il faut que je me concentre car sinon je risque de me prendre des demi-mesures et un tour de reins dès les premières notes. Déjà que le genou est en berne, vaudrait mieux pas que je me fiche le dos en l’air pour le nouvel an.

« Soit irrésistible le 24 décembre » qu’il a dit le calendrier de l’Avent de la fille pas parfaite ! Y a pas que lui, ma mam s’y est mis aussi ! Un coup de téléphone et par un « je compte sur toi ma fille chérie », je suis déjà en proie aux doutes de réussir ma prestation. Quelle belle bêtise (connerie en mode synonyme) d’avoir dit oui. Bah j’ai un sacré mot d’excuse et cette fois-ci il est réel ! Suffit de jeter un coup d’œil au genou gauche pour s’en rendre compte que si le tango foire, la fille ordinaire n’aura pas d’autre choix de chantonner un air qui l’accompagne parfois. Oui vous savez la chanson super con mais qui vous sort parfois d’un mauvais pas : « C’est pas ma faute à moi et quand je donne ma langue au chat…c’est pas ma faute à moi la Lolita ». Tu parles ma mère ne marchera jamais et  confidence pour confidence, ce n’est pas à elle qu’il faut raconter la messe !

Pourquoi diable ai-je dit oui ! Ne cherchez pas, je suis comme ça, je n’ose pas et elle le sait. C’est dire qu’elle connait sa fille ! Quoique, elle va être sacrément surprise de mes améliorations en la matière. Dingue non ! J’ai appris au cours de cette année à dire non. Franchement des fois, ça sert ou peut, pourrait qui sait un jour, me desservir… Non, non, non, non et non, il faut juste que je sache modérer ce petit mot de trois lettres.

Dire non aux enfants, le temps d’un goûter de Noël, à lire des histoires, m’est impossible et surtout impensable.

Dire non à un Homme qui me love une nuit sur son épaule, m’est impossible et surtout impensable.

Dire non à ma mamie qui voudrait que sa petite fille vienne aux goûter de son foyer, m’est impossible et surtout impensable.

Dire non à mes amies, amis, quel qu’ils soient, m’est impossible et surtout impensable.

Dire non aux gens qui m’aiment tel que je suis, m’est impossible et surtout impensable. 

Toi aujourd'hui, il faut que tu me laisses en paix, juste le temps de me faire plaisir, plaisir à ceux que j’aime sans différence et pour celles et ceux qui en usent, tant pis, je suis tel que je suis et voilà tout.

Ce matin, il me tarde d’aller chercher le gâteau de Noël coloré de framboises, ces huitres que je déteste plus que tout mais qui ravissent les papilles de mes hôtes, le foie gras de ces douces oies qu’on délaisse et que j’adore voir gambader dans les prés de ma grand mamy, les demoiselles, comme on dit dans mon p’tit paradis, qui ont été privées de leur liberté, juste par gourmandise, les vins qui parfument tous ces mets et vous enivrent juste par leur terroir, les verrines maison qui se joignent à la fête, monsieur Saint-Pierre qui s’enchante du bal des poireaux, les coquilles qui par leur tendre chair émoustillent notre langue et enfin, ces bulles, qui, par une note mélodieuse, vont m’entraîner sur « Mon manège à moi, c’est toi. »

Champagne !

  

A vous qui passerez par ici, belle soirée à vous…

Par Une fille ordinaire - Publié dans : Il était une fois, Betty.
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