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Le Monde De Betty

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Malle À Souvenirs

Cartolina

photoold[1]

12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 17:19
"La maison d’en face” est l’un de ces romans qui sort complètement du contexte littéraire germanopratin qui nous offre depuis une vingtaine d’années la même proposition romanesque obéissant à une recette identique à celle du quatre-quart ("...oui, vous savez, la fameuse Recette qui au gouter vous fait, petit, petite, trembler, d'avoir au moins une part, quatre-quart") un quart de narcissisme, un quart d’amour malheureux, un quart d’insomnie, un quart d'écriture glacée.
Cette recette appliquée en traitement vigoureux a fait de la France, ("oui, notre Belle France, du moins celle qui nous reste à vivre"), autrefois grande Terre de Littérature, un petit champ aride qui n’intéressera plus que des universitaires spécialisés dans l’autofiction ou l’écriture blanche.

Difficile de lutter contre cette tendance qui semble désormais irréversible : "Je ne cesse oui, depuis lors, alors, pendant mes voyages passés, ailleurs".

“La maison d’en face” n’obéit pas à cette loi commune qui consiste à vouloir transformer la littérature en terre en triste mouroir.

Henri Girard n’a pas oublié que Rabelais (Oh, Rabelais...) a écrit il y a quelques siècles "Gargantua" et "Pantagruel" et n'a point oublié qu’être littéraire n’empêchait pas d’être truculent.
Si si, les personnages de “La maison d’en face” sont des personnages plein d’excès et de mauvaises habitudes, en particulier le narrateur Hubert, hypocondriaque et autodidacte qui nourrit une attention toute particulière pour le joli postérieur des dames (et si...).

Effectivement Rabelais n’est jamais très loin.
Reste que l'Héroïne principale de ce roman est la vie même, cette vie qu’Hubert tente d’apprivoiser mais qui, malgré ses talents de séducteur, semble vouloir se refuser à lui.
Le lecteur rencontre au fil des pages les personnages qui comptent ou ont compté dans la vie d’Hubert, des personnages qui parfois ont un rapport bien à eux avec l’existence comme ses parents qui vivent séparés à quelques mètres l’un de l’autre mais continuent à faire preuve de la plus grande attention vis à vis de sa moitié perdue.
Le grand père aussi, le fameux Papou qui a donné le titre de Soviet à son ballon de rouge. Joseph, dit le Comcombre, le grand ami d’Hubert qui est aussi gros qu’il est bon va passer une alliance avec Marine la nièce de ce dernier pour forcer les portes de son bonheur. Et n’oublions pas Milady l’amante aux voluptueuses courbes qui déposent ses valises dans l’existence tourmentée d’Hubert car Henri Girard ne néglige rien des plaisirs de la vie dans ce roman kaleidoscopique qui fait tourner les personnages et les situations dans une ronde merveilleusement colorée ou les matchs de football tournent au tragi-comique et où la tendresse des mots et des sentiments finit par tout emporter.

Notre difficulté à entrer pleinement dans la vie ("dont parfois, la mienne") à faire confiance à ces thèmes qui rendent, oui, ce roman attachant...et puis un Auteur qui reconnaît par personnage interposé qu’il n’a jamais rien compris auUlysse de Joyce, ce qui est une preuve de loyauté envers soi-même et envers l’ensemble de ses lecteurs, mérite qu’on lui consacre quelques heures de lecture.

JE ne pensais, foi de Betty, vous le présenter, ceci après l'avoir Lu et pourtant cette nuit, loin de mon Paradis, alors que nous ne sommes, oui, aussi, des Gargantuesques de la Vie, hors frontière,

JE vous le découvre sur, sous toutes ses coutures, pages de Livre qui vous feront qui sait, circonstrire, vos frontières de lecture.
 
51keWS1vI4L 

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Published by Betty - dans Le temps de...
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commentaires

Betty 28/07/2014 02:20

Vince..sourire de te lire, sourire de ton "com", sourire tout court ici à cette heure sans heure à ton ravissement de nous retrouver ici, oui oui oui, "vieilles branches";)

vince 08/04/2014 17:23

ça fait plaisir de relire les anciens!!!! bises.

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